Visite de l'église de Mareuil sur Lay.
L'église, Maison
de Dieu et Porte du ciel, lien entre le monde terrestre et le monde céleste. La
croix qui, verticalement, est présente sur toutes les églises et, horizontalement,
détermine la forme de la majorité d'entre elles est le symbole par excellence de ce
lien. Ancrée dans le sol et pointant vers le ciel, elle est l'image idéale du désir
humain : relier l'humanité à la divinité, atteindre Dieu sans pour autant devenir Dieu.
Les bras horizontaux symbolisent la réunion de tous les hommes. Ce symbole fort est
beaucoup plus ancien que le christianisme. Cependant et eu égard à la foi chrétienne,
il est remarquable de noter que Jésus, sauveur du monde, est mort sur une croix. Le salut
du monde s'est réalisé au point de rencontre de la transcendance et de l'immanence :
Dieu rencontre l'humanité et l'humanité rencontre Dieu.
L'église est aussi le lieu où la communauté se rassemble
pour célébrer le culte divin. C'est là que se déroulent les cérémonies qui rythment
la vie des membres de la paroisse. C'est donc le livre d'histoire qui garde en mémoire
les événements importants, parfois tragiques, de la vie de la communauté depuis la
construction de l'édifice à ce jour. Ce livre d'histoire garde aussi ses secrets ou ne
les livre qu'au compte-gouttes.
Comme toutes les églises romanes, celle de Mareuil fut
construite en respectant certaines règles, certains symboles. Pour se rapprocher du ciel
et dans la mesure du possible, les architectes recherchaient un lieu élevé. L'église de
Mareuil fut édifiée à côté du château, sur un piton rocheux, un puy qui surplombe le
Lay. L'orientation traditionnelle EST - OUEST fut respectée. Il est important que la
communauté priante soit tournée vers l'est, vers le soleil levant, image de Jésus vrai
lumière du monde. La présence du coq correspond au même symbole. Comme il avertit
l'homme des premières lumières de l'aurore, le croyant attend le signal lumineux du
retour de Jésus. A l'opposé, l'ouest symbolise les ténèbres, le monde profane. En
franchissant la porte principale, le chrétien quitte le monde des ténèbres et franchit
le seuil qui marque le passage entre le monde profane et le monde sacré, le monde divin.
Avant d'entrer, regardons la façade ouest :
Franchissons le seuil. Quittant le monde profane, pénétrons dans le domaine sacré. La
cuve baptismale a disparu du Narthex. C'est dommage ! Symboliquement il est en effet
indispensable d'être initié par le baptême avant de progresser des ténèbres du monde
profane vers la lumière du sanctuaire. Les bénitiers, eux, permettent aux croyants de
renouveler les promesses du baptême avant de s'avancer jusqu'au lieu du sacrifice. Au
lieu de progresser lentement en méditant la foi qui guide la vie du chrétien, allons
directement jusqu'au transept, sans un regard sur la nef. Arrêtons nous à la croisée du
transept, sous la coupole du clocher, elle même surmontée de la grande pyramide du
clocher. Nous ne manquerons pas de méditer en ce point de rencontre de l'immanence et de
la transcendance. Nous sommes sous le dôme image de la voûte céleste, du ciel, du lieu
où Dieu réside (notre Père qui es aux cieux ... ). La prière de la communauté monte
et se concentre au sommet de la pyramide, en un seul point et vers le Dieu unique. A
l'inverse, les grâces venant du Dieu unique, et partant du sommet sont diffusées sur
l'assemblée entière.
les voûtes du transept :
Le
Chur, Centre spirituel de l'église.
La Nef et les chapiteaux.
Vitraux et extérieurs.
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