Pays-Mareuillais
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Les VERTS et les déchets ménagers (et assimilés).

 

1. Introduction

Les VERTS considèrent que l’Homme, en tant qu’acteur et sujet, est au centre du système écologique. Il porte donc la responsabilité du maintien, de l’amélioration ou de la dégradation de ce système.
Les déchets ménagers constituent un domaine de responsabilité des plus importants.
Réduction des déchets à la source, optimisation des valorisations, lutte radicale contre les nuisances, association étroite des usagers à la mise en œuvre, au suivi et au contrôle des installations, information totale et permanente sur les enjeux et les risques constituent, pour les VERTS, des règles essentielles au maintien du système écologique en bon fonctionnement.
Parti politique responsable, désireux de mettre en application ses idées, il est interdit aux VERTS de verser dans la démagogie et la facilité de l’opposition systématique…
Il s’agit de proposer des solutions de gestion, à partir de faits et de données incontestables.

2. Les déchets

- Par définition, un déchet est un produit que l’on n’utilise pas ou plus
- Il y a beaucoup de déchets qui auraient pu ne pas être produits mais une production nulle signifie l’arrêt de toute vie.
- La plupart de ce qu’on appelle déchets constitue encore un fantastique gisement de matière et d’énergie : le déchet doit être considéré comme un produit et non comme un rebut !
- Pour rester conforme à la définition, un déchet ne sera éliminé définitivement qu’après avoir épuisé TOUTES les utilisations qu’on était en droit d’attendre de lui : utilisation, réutilisation, recyclage de sa matière, utilisation de l’énergie qui le constitue.

- On distingue 3 « familles » de déchets : les déchets ménagers, industriels et agricoles.
a) Nous produisons annuellement 24 Mt (millions de tonnes) de déchets ménagers (ou OM) en France ( de l’ordre de 400 kg par personne).
C’est le contenu des poubelles des ménages, restes de repas et de bricolage, emballages, etc.
Le tonnage (de même que le volume) des déchets ménagers augmente avec l’élévation du niveau de vie.
Ils sont constitués de déchets solides (imputrescibles) et de déchets organiques appelés aussi fermentescibles, putrescibles ou biodégradables.


b) Les déchets industriels sont de l’ordre de 150 Mt par an en France.
On distingue
- les déchets inertes que sont les gravats et les déblais, … qui n’évoluent pas dans le temps, sont non polluants et non putrescibles (100 Mt),
- les DIB (déchets industriels banals) assimilables aux ordures ménagères (40 Mt = presque 2 fois plus que les OM !)
- les DIS (déchets industriels spéciaux) contenant des éléments polluants et dangereux (solvants, goudrons, acides, …) traités dans des centres spécifiques (7 Mt).


c) Les déchets agricoles représentent 400 Mt par an.
Ils sont constitués des déchets de l’agriculture proprement dite (déchets de culture, paille, déjections animales, produits chimiques, plastiques, etc …) et des déchets des industries agroalimentaires.

- En dehors de ces 3 « familles », on parle aussi :
• des déchets urbains (8,5 Mt/an) composés des « encombrants » ou « monstres » que sont les appareils ménagers hors d’usage (3 Mt), des déchets liés à l’usage de l’automobile (2 Mt), des boues de stations d’épuration (boues de STEP) (3 Mt) et des déchets d’entretien des espaces verts (0,5 Mt),
• des DAS (déchets d’activité et de soin) traités dans les hôpitaux par incinération ou dans des centres spécialisés,
• des DTQD (déchets toxiques en quantités dispersées). Ce sont des produits toxiques ou dangereux difficiles à collecter et à traiter car ils sont consommés en petites quantités dans un grand nombre de sites,
• enfin des DMS (déchets ménagers spéciaux) qui, en raison de leur inflammabilité, de leur toxicité, de leur caractère explosif ne peuvent pas être éliminés comme les OM. Ils posent les mêmes problèmes que les DTQD.

- Les collectivités locales sont obligées, par la loi, de collecter certains de ces déchets.

verts1

 

3. Quelle est la composition de nos déchets ménagers ? Peut-on les classer ?

Tout le monde s’accorde (à quelques % près) sur la répartition suivante des déchets ménagers produits en moyenne en France (pourcentage en poids) :

verts2

 

THEORIE, ils peuvent être classés en 4 catégories :
• les “ Recyclables secs ” (Maximum théorique : 42 %),
• les “ Biodégradables ” (Maximum théorique : 51 %),
• les “ Incinérables ”
• les “ non classables ”

Ces catégories se recouvrent partiellement ( voir schéma)

 

4. Le traitement des déchets ménagers, c’est quoi ?

Le mot traitement recouvre un ensemble d’opérations (phases) parfaitement indissociables :
• le TRI chez le particulier,
• la COLLECTE sélective ou non,
• le TRI (derrière les collectes sélectives),
• la VALORISATION,
- des matières sèches en vue de leur réutilisation, leur réemploi ou leur recyclage,
- des matières fermentescibles (biodégradables) en vue de faire du compost ou de la méthanisation,
- valorisation énergétique (incinération) vers des réseaux de chaleur et/ou des turbines-alternateurs productrices d'électricité,
• l’ELIMINATION,
- par utilisation nouvelle (réutilisation, réemploi, recyclage),
- par épandage des produits compostés
- par enfouissement.

Le mode opératoire choisi et le but recherché pour telle ou telle opération influe sur le choix et le résultat de chacune des autres.
En particulier, la méthode envisagée pour une collecte sélective rendra celle-ci plus ou moins performante selon qu’elle se fera au « porte à porte » ou par apport en des « points d’apport volontaire » (PAV)


5. Bases législatives et réglementaires d’un PDEDMA(Plan Départemental d'Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés)

2 lois et 1 circulaire (repérées par ?) constituent l’essentiel des textes qui régissent les Plans départementaux d’élimination des Ordures Ménagères.

• La circulaire du 27-11-69 invite les Préfets à établir des schémas départementaux de collecte et de traitement des déchets ménagers.
• La directive européenne (CEE) du 15-7-75 demande aux Etats d’établir des « Plans territoriaux d’élimination des déchets ménagers».
• La loi du 15-7-75 en France demande d’établir des Plans pour définir les conditions d’élimination de certains déchets après Enquête Publique et consultation des collectivités. Ces conditions ne sont pas opposables aux décisions des collectivités locales…
• La réactualisation de la directive européenne de 75, le 13-8-91 favorise la récupération, le recyclage et la valorisation énergétique en limitant les transports et les mises en décharge.
• La loi du 13-7-92 développe plus largement les conditions d’élaboration des Plans. Il y a opposabilité des décisions à celles des collectivités locales.
• A partir de cette loi, il n’y a eu que des précisions concernant le contenu du plan :
- la directive du 20-12-94 fixe les objectifs de valorisation des déchets d’emballage au 30-6-2001 ( !),
- le décret du 18-11-96 les transcrit en droit français et précise les modalités et les procédures d’élaboration, de publication et de révision des plans,
- la circulaire du 28-4-98 invite à profiter de la révision des plans pour engager (au titre du décret du 18-11-96) certains réajustements.


6. Objectifs du Plan définis dans la Loi du 15-7-75

Les Plans coordonnent l’ensemble des actions à mener tant par les pouvoirs publics que par des organismes privés en vue d’assurer la réalisation des objectifs définis à l’article 1er de la loi du 15-7-75 modifiée qui sont :
• « de prévenir ou réduire la production et la nocivité des déchets ;
• d’organiser le transport des déchets et de le limiter en distance et en volume ;
• de valoriser les déchets par réemploi, recyclage, ou toute autre action visant à obtenir à partir des déchets des matériaux réutilisables ou de l’énergie ;
• d’assurer l’information du public sur les effets pour l’environnement et la santé publique des opérations de production et d’élimination des déchets, […] ainsi que sur les mesures destinées à en compenser les effets préjudiciables. »
En complément logique de ces dispositions, il est également indispensable que les Plans définissent des objectifs pour :
• assurer, après recyclage, le traitement des résidus dans des conditions respectueuse de l’environnement ;
• maîtriser les coûts.

Pour cela, le Plan :
• recense les documents d’orientation et les programmes dans le domaine des déchets ;
• prescrit des mesures de prévention à la source ;
• réalise des inventaires prospectifs des quantités à éliminer à 5 et 10 ans ;
• énumère les solutions retenues pour l’élimination des déchets d’emballage pour que les objectifs nationaux soient respectés au 30-6-2001 : 50% de valorisation au minimum (et 65% au maximum) en poids des déchets d’emballage (tous emballages confondus), 25% au moins (et 45% au maximum) par recyclage, avec un minimum de 15% de recyclage en poids pour chaque matériau d’emballage ;
• fixe, pour les diverse catégories de déchets, les proportions à valoriser, incinérer ou stocker à 5 et 10 ans ;
• recense les installations existantes ou en cours de réalisation, et énonce les priorités à retenir pour la création d’installations nouvelles ainsi que pour la collecte, le tri, et le traitement des déchets ;
• prévoit des centres de stockage de déchets ultimes issus des ordures ménagères ;
• tient compte d’autres déchets que ceux de la seule responsabilité des collectivités locales, dont les déchets industriels banals (DIB).

 

7. Objectifs de la Circulaire du 28-4-98 (Circulaire Voynet)

• Renforcer le recyclage matière et organique donc limiter le recours à l’incinération et à la décharge : objectif : 50 % des déchets (dont l’élimination est de la responsabilité des collectivités locales) seront réutilisés, recyclés, traités biologiquement ou épandus.
• Etablir une hiérarchie entre les modes d’élimination. Equilibrer Centres d’Enfouissement Technique (CET) et incinération.
• Appliquer strictement la réglementation (en vigueur) pour la création et la mise en conformité des incinérateurs et des CET, et la résorption des décharges brutes.
• Maîtriser les coûts de gestion des déchets.
• Prévoir un réajustement périodique des plans (en concertation)
• Confirmer l’échéance du 1er-7-2002. Au delà, le recyclage et la valorisation pourront être renforcés.
• Développer la communication et l’information en direction du public.

Remarques inclues dans la circulaire :
• Il doit y avoir harmonisation des contraintes et des besoins des différents secteurs d’élimination des déchets.
• Le plan est un outil vivant et évolutif porté par les collectivités.
• Prévention à la source et recyclage doivent être promus.

8. Historique du Plan en Vendée

• Le premier Plan d’Elimination des Déchets Ménagers de Vendée a été approuvé par la Préfecture le 21-4-97.

Il avait été élaboré à partir d’un “ Schéma Départemental pour l’Optimisation de la Collecte et du Traitement des Ordures Ménagères et Déchets Divers ” proposé par le Conseil Général à partir d’une étude réalisée en 1993.
Le Préfet de Vendée avait alors chargé la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt de Vendée (DDAF) de rédiger la version définitive.
Celle-ci prévoyait la création d’un “ Syndicat d’Etude ” préalable à la constitution de l’organisme de coordination devant définir les règles de répartition et de péréquation (des charges assumées par les différentes collectivités chargées du traitement des déchets).

• 1998 : D. VOYNET est Ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement.
Elle signe la circulaire du 28-4-98 qui oblige l’ADEME à analyser si les Plans déjà signés prennent en compte les nouvelles orientations contenues dans cette circulaire.
4 remarques concernant le Plan de Vendée sont donc faites par l’ADEME. Elles sont notifiées dans la lettre datée du 4-11-98 signée D. VOYNET et motivent une révision.

• Cette révision est conduite par le Syndicat d’Etudes prévu par le PDEDMA baptisé pour l’occasion “ Syndicat Mixte d’Etudes pour une coordination départementale de traitement des déchets ménagers et assimilés de Vendée ” (SME).
Le SME profite de l’occasion pour améliorer notablement le Plan existant dans l’esprit de la circulaire du 28-4-98.

• Le résultat des travaux du SME est fourni au Préfet le 24 novembre 1999
C’est la DDAF qui, de nouveau, sera chargée de finaliser le travail en vue de l’Enquête Publique après l’arbitrage de la “ Commission de Révision ” du 8-12-99.
Cette commission ne prend pas en considération (si ce n’est que partiellement sur les CET et les DIB) les propositions supplémentaires du SME et s’en tient aux seules remarques de l’ADEME de 1998.

• Il y a Enquête Publique fin décembre 2000 et début janvier 2001.
Les Commissaires-Enquêteurs donnent un avis favorable à la révision assorti de telles remarques qu’il s ‘agit en fait d’un refus.

• Le PDEDMA de 1997 est donc révisé le 31 mai 2001 conformément aux propositions de révision soumises à Enquête Publique assorties des remarques extrêmement intéressantes.

• Le SME devient Syndicat de Traitement (et non plus d’études) au début de janvier 2003 sous le nom de TRIVALIS

9. Remarques accompagnant la validation de la révision du PDEDMA de 1997

• Les élus sont conviés à se rapprocher du SME (la DDAF semble être dessaisie de la rédaction du Plan !)
• Objectif : « obtenir un taux de 50% de recyclage matière et organique ».
• Une étude d’une composante fondée sur le procédé de méthanisation et sa valorisation énergétique sera réalisée
• Le CET de Grand’Landes sera fermé le 31 12 2003. DONC de nouveaux sites devront être recherchés et construits avant cette date.
• « Le traitement thermique n’a pas vocation à se limiter nécessairement et systématiquement à l’incinération ».
• « Les collectivités locales sont invitées à recourir à la maîtrise d’ouvrage publique des équipements visés dans le PDEDMA révisé ».
• La Commission Consultative sera saisie au moins une fois par an de la mise en œuvre du Plan.

10. Comment cela se traduit-il en Vendée ?

Les 3 organigrammes ci-dessous comparent ce qui se passe aujourd’hui (2002), les propositions du SME à l’horizon 2006 et ce que pourrait être une application de la « circulaire Voynet » à la même année.
Tous les pourcentages indiqués sont calculés par rapport au tonnage total du gisement de déchets ménagers sans tenir compte ni des déchets apportés en déchèteries ni des déchets du littoral.
Propositions du SME et application de la circulaire de 98 partent du même gisement : 320 000 t de déchets ménagers et DIB (hors inertes et DMS). Ce gisement correspond au tonnage de déchets ménagers (et assimilés) produits annuellement par les 530 000 habitants permanents de Vendée et les 1200 000 estivants sur la côte vendéenne.

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   11 . Récapitulation-Comparaison.

pourcentage

Etat actuel

Proposition du SME

Application de la circulaire de 98

1- COLLECTE
• non sélective (OM brutes)

90 %
(44 % sont envoyés vers des usines de compostage)
(46 % sont envoyés en CET)

62,3 %
(45,3 % sont envoyés à l'incinérateur)
(17 % sont enfouis en CET)

46,1 %
(29,1 % sont envoyés à l'incinérateur)
17 % sont enfouis en CET)

• sélectives des recyclables secs
(maximum théorique 42 %)

10 %

14,7 %

21 %

• sélective des fermentescibles (FFOM)
(maximum théorique 51 %)

-

21,4 %
(et 15 % sont retenus en vue d'un compostage individuel)

31,3 %
(et 15 % sont retenus en vue d'un compostage individuel)

2- TRI
• individuel (en vue d'un compostage individuel)

Non quantifié

1,5 %

1,5 %

• des "recyclables secs" (DEM)

Refus 10 %
(des produits collectés)

Refus 5 %
(des produits collectés)

Refus 5 %
(des produits collectés)

• de la FFOM

Refus 50 %
(des OM brutes apportées en usine de compostage)

Refus 9 %
(des produits collectés)

Refus 9 %
(des produits collectés)

3-VALORISATION
• recyclable des DEM

9 %

14 %

20 %

• compostage

22 %
(des produits très médiocres)

21 % (au total)
(compostage excellent ou méthanisation)

30 % (au total)
(compostage excellent ou méthanisation)

• incinération

 

48 %

33 %

4-ELIMINATION
• épandage

11 %
(bientôt interdit)

10,5 %
(dont 0,75 % individuel)

15 %
(dont 0,75 % individuel)

• réutilisation, réemploi, recyclage

9 %

15,9 %

21,3 %

• enfouissement

69 %

27,7 %

24,4 %

° dont enfouissement en CET de classe 2

(69 %)

( 17 %)

( 17 %)

° dont utilisation en sous-couche de réseau routier

 

( 10,6 %)

( 7,3 %)

° dont enfouissement en CET classe 1

 

( 0,2 %)

( 0,1 %)

  

Comparaison en masse

Etat actuel

Proposition du SME

Application de la circulaire de 98

1- COLLECTE
• non sélective (OM brutes)

290 000 t
(127 600 t sont envoyées vers des usines de compostage)
(133 400 t sont envoyées en CET)

193 237 t
(4140 537 t sont envoyées à l'incinérateur)
(52 700 t sont enfouies en CET)

142 999 t
(90 299 t sont envoyées à l'incinérateur)
(52 700 t sont enfouies en CET)

• sélectives des recyclables secs
(maximum théorique 130 200 t)

29 000 t

45 684 t

65 263 t

• sélective des fermentescibles (FFOM)
(maximum théorique 158 100 t)

-

66 429 t
(+ les 4 650 t triées en individuel)

97 088 t
(+ les 4 650 t triées en individuel)

2- TRI
• individuel (en vue d'un compostage individuel)

Non quantifié

4 650 t

4 650 t

• des "recyclables secs" (DEM)

Refus 29 000 t

Refus 2 284 t

Refus 3 263 t

• de la FFOM

Refus 63 800 t

Refus 5 979 t

Refus 8 738 t

3-VALORISATION
• recyclable des DEM

26 100 t

43 400 t

62 000 t

• compostage

63 800 t
(des produits très médiocres)

65 100 t
dont 4 650 t issues d'un compostage individuel (excellent) ou méthanisation

93 000 t
dont 4 650 t issues d'un compostage individuel (excellent) ou méthanisation

• incinération

-

148 800 t

102 300 t

4-ELIMINATION
• épandage

31 900 t
(bientôt interdit)

32 550 t
(dont 2 325 t de compostage individuel)

46 500 t
(dont 2 325 t de compostage individuel)

• réutilisation, réemploi, recyclage

26 100 t

49 352 t

66 092 t

• enfouissement

200 100 t

85 972 t

75 574 t

° dont enfouissement en CET de classe 2

(200 100 t)

(52 700 t)

(52 700 t)

° dont utilisation en sous-couche de réseau routier

 

(32 736 t)

(22 506 t)

° dont enfouissement en CET classe 1

 

(536 t)

( 368 t)

 

12. Les enseignements à tirer de ces tableaux

• Ces tableaux ne font pas apparaître un quelconque effort de réduction des déchets à la source.

COLLECTE

• La proposition du SME constitue un véritable progrès par rapport à la situation actuelle, surtout à cause de la mise en place d’une collecte sélective de la FFOM (si l’expérience en cours est concluante …).

• Le taux de collecte non sélective (62,3 %) reste nettement trop élevé.

TRI

• Le compostage individuel est enfin quantifié. Même si le taux supposé en est faible (1,5 %), il représente un symbole de l’effort citoyen et possède une grande vertu éducative.

• Les refus de tri devraient baisser au cours des prochaines années. Le refus de tri de la FFOM reste élevé, mais peut-être est-il surestimé : il n’existe en effet actuellement aucun exemple de la collecte sélective et du tri des seuls déchets biodégradables à l’échelle d’un département.

VALORISATION

• Dans l’attente de précisions sur le tonnage des déchets NON ménagers collectés par les collectivités locales, le projet du SME semble non conforme à la circulaire du 28-4-98. (le taux de valorisation matière + biologique n’atteint pas 50 %. Il est seulement de 35 %)

• Le tonnage de matière à incinérer est énorme ( plus de 100 000 t par an) MÊME dans le cas où l’on appliquerait la circulaire de 1998.
Remarque: enfouir une telle quantité de déchets bruts (outre le fait que la loi ne le permet pas !) ne peut que soulever l’opposition d’un nombre important de riverains des CET à créer de toute urgence et ne garantit guères plus l’absence de pollution gravement toxique bien que différente.

• Diminuer le taux de matières à incinérer plus que ne le préconise la circulaire de 98 est sans doute possible mais au prix d’un effort de persuasion et d’information extrêmement important et qui ne pourra pas se faire en un court laps de temps.

ELIMINATION

• La collecte sélective des fermentescibles permet l’obtention d’un tonnage important de compost de très bonne qualité.

• On peut opter pour d’autres proportions concernant l’enfouissement direct de certains déchets en CET de classe 2. L’application de la circulaire de 98 est, dans ce domaine, très peu différente de la proposition du SME (seule la proportion de mâchefers enfouis sous les routes varie : 10 000 t par an !).

• L’incinération permet, non seulement une grande diminution de volume des déchets à enfouir, mais également une très sensible diminution de masse (de l’ordre de 75 %).

13. Organisation du SME


• Le SME est composé de l’ensemble des EPCI (Etablissements Publics de Coordination Intercommunale) qui structurent le département de la Vendée en matière de traitement des déchets.

• Chaque EPCI adhérent au SME est représentée au sein du Comité Syndical par au moins un délégué (selon tonnage de déchets produits sur sa circonscription géographique) ;

• Les EPCI sont regroupés en 7 secteurs de concertation (voir carte).
Chaque secteur sera doté d’équipements de traitement de proximité (centre de tri des DEM, plate-forme de compostage des bio-déchets, CET, centre de transfert).


• Chaque Délégué de secteur assure la présidence du Comité de Pilotage local des montages d’opération des équipements de traitement de proximité.

• Le Président et les Vice-présidents du SME animent le Comité de Pilotage Départemental qui coordonne les actions des Comités de Pilotage Locaux.

• Le SME s’est transformé en SMT (Syndicat Mixte de Traitement) le 3 Janvier 2003. Il s’appelle « TRIVALIS ».
Toutes les Communes et EPCI ont, pour cela, au préalable, modifié leurs statuts pour pouvoir transmettre leurs prérogatives en matière de traitement (pas de collecte !) des déchets au SMT.
• Il existe un Comité de pilotage départemental spécifique, pour définir, en concertation, le profil de l’usine de valorisation énergétique (incinérateur ou autre machine) projetée.

• Le SME s’engage à établir un Plan de Communication qui devra accompagner la mise en œuvre coordonnée et progressive des filières de traitement des déchets.
Un Comité de Pilotage du Plan de Communication est mis en œuvre.

Remarque : tous les Comité de Pilotage sont composés d’élus, de représentants du monde agricole et de représentants des Associations de Préservation de l’Environnement.

14. La Coordination Départementale Déchets

• La Coordination Départementale Déchets est née du regroupement de plusieurs associations qui se sont manifestées (et, pour certaines, qui ont manifesté) lors de l’Enquête Publique de décembre 2000 et janvier 2001. La plupart d’entre elles venaient affirmer leur refus de voir s’ouvrir un CET sur leur territoire.

• Le nombre constitutif est d’environ une dizaine. 4 associations nous ont quitté après la création, par ailleurs, d’une Coordination Anti-Incinération. Un nombre équivalent nous a rejoint

• La Coordination Départementales Déchets n’est pas pour l’incinération. Elle en mesure tous les dangers. Mais elle n’en fait pas son cheval de bataille.

• Elle pense
• que l’adversaire principal est VIVENDI (ou tout autre groupe qui tenterait de monopoliser le traitement des déchets en Vendée à son profit),
• que mettre en exergue l’incinération laisse dans l’ombre les efforts à faire en matière de collecte, de tri et même de …réduction à la source et occulte les dangers de l’enfouissement,
• que la démocratie n’a rien à gagner du manque de discussion et des oppositions de principe,
• qu’il est de l’intérêt de tous de soutenir (dans l’état actuel des choses) le travail du SME,
• que nous devons jouer correctement notre rôle d’aiguillon auprès de nos élus,
• que nous devons parvenir à une pollution minimum (dans tous les domaines : santé, bruit, odeurs, etc …) à chaque étape de la filière déchets. A nous d’obtenir les moyens du contrôle.

• Ses objectifs :
- réduire la production de déchets à la source,
- promouvoir le recyclage, la réutilisation et la valorisation au niveau maximum des possibilités techniques d’aujourd’hui,
- mettre en place, à chacun des stades de la filière du déchet (de la collecte au traitement) des techniques sûres et adaptées garantissant une pollution nulle,
- favoriser la reprise en main par les élus du département des prérogatives qui sont les leurs, de façon à briser le quasi-monopole industriel qui est de mise en la matière,
- informer, sensibiliser et responsabiliser un maximum de citoyens de notre département sur le problème des déchets.

15. Conclusions techniques

Il est hautement souhaitable de:

• inciter les industriels à ne fabriquer que des produits facilement recyclables et les distributeurs à diminuer très sensiblement la quantité des emballages et en permettre un recyclage performant,

• favoriser la COLLECTE SELECTIVE la plus poussée possible :
o permettre le tri individuel facile dans les logements :
• prévoir des locaux à poubelles suffisamment grands dans les logements neufs,
• favoriser le compostage individuel lorsque le logement possède un jardin (aide à l’achat de composteurs),
• expliquer souvent l’intérêt de la planification, à l’échelle du département, permettant ainsi un véritable Service Public de l’élimination de nos déchets,
o mettre en place des collectes au porte à porte dès que l’urbanisation est assez dense,
o mettre en place des « points de collecte communautaire »,
o rapprocher les points d’apport volontaire,
o mettre en place la collecte sélective des fermentescibles sur tout le département,
o informer,

• opérer un tri poussé des déchets collectés :
o prévoir un centre de tri par bassin,
o assurer la maîtrise d’ouvrage publique du centre de tri,

• prévoir un centre de transfert par bassin sur le même site que le centre de tri,

• permettre un étalement sur l’année de l’élimination des déchets produits sur la côte en période estivale (mise en balles),

• transformer complètement les usines de compostage existantes qui ne traiteront plus que des fermentescibles issus de collecte sélective,

• se donner les moyens de mettre en place la méthanisation,

• si incinération il y a,
o assurer la maîtrise d’ouvrage publique de l’usine et s’assurer de l’adéquation du cahier des charges aux exigences environnementales,
o choisir une technologie permettant une sécurité sanitaire maximum,
o ne pas sur-dimensionner l’UIOM et prévoir une évolution à la baisse du tonnage brûlé,
o permettre le contrôle permanent des entrées et des rejets par les élus et les citoyens,
o informer complètement et régulièrement la CLIS,

• construire des CET de classe 2 de nouvelle génération :
o en assurer la maîtrise d’ouvrage publique,
o prévoir un CET par bassin
o éviter toute pollution de l’environnement immédiat (odeurs, bruit, vols d’oiseaux et de papiers, …)
o permettre le contrôle permanent des entrées et des rejets par les élus et les citoyens,
o informer complètement et régulièrement la CLIS


16. Conclusion politique

• La Commission départementale déchets des VERTS affirme que le problème des déchets ne peut être appréhendé que d’une manière globale. Collecte, tri, valorisation et élimination sont les 4 éléments indissociables de la filière déchets qui, elle-même, constitue une entité unique.

• Elle est persuadée de la pertinence et de la cohérence d’une coordination et d’une mutualisation des réalisations et des réflexions à l’échelle d’un territoire assez vaste (au minimum le département).
Le Plan départemental est un outil dont ils soutiennent l’imposition à l’ensemble des élus, des industriels et de tous les citoyens du département.

• Ils insistent pour que l’esprit de la circulaire « VOYNET » du 28-4-98 soit respectée par le Plan et les travaux du SME
o réduction importante des déchets en amont de la filière déchets,
o collecte minimum des déchets bruts interdits d’enfouissement,
o collecte sélective très poussées en vue d’une valorisation maximum,
o réception en CET des seuls déchets ultimes

• Les VERTS de Vendée ne souhaitent pas participer à la Coordination anti-incinération.

• Par contre ils sont partie intégrante de la Coordination Départementale Déchets.

• Dans l’état actuel de son fonctionnement, ils soutiennent les travaux et les perspectives du SME.

• Toutefois, dans son état actuel, le PDEDMA laisse en suspens un certain nombre de problèmes essentiels qui engagent l’avenir :

o Les bons résultats de l’expérimentation en cours de la filière de compostage de la FFOM doivent être étendus à tout le département sous des formes adaptées à la densité de la population. Cette exigence est essentielle : elle permet de diviser par 2 le tonnage des OM à éliminer.

o Les OM devront suivre un circuit unique par bassin et les opérations de transfert, de mise en balles et de tri se feront sur le même site pour permettre son adaptation (après la mise en place de nouvelles technologies) à la création de nouvelles filières de recyclage.

o Bien que ce ne soit pas du ressort du département, nous exigeons l’application des lois de 1975 et 1992 concernant la réduction de la production d’emballages et une recherche de meilleures possibilités de recyclage des emballages produits.

Cette optimisation devrait conduire, à terme, à l’abandon de la filière incinération.

Les Verts Vendée, le 18 janvier 2003.

 

23, Rue Racine  BP 201  85000 LA ROCHE SUR YON

( : 02 51 62 19 95 - Fax : 02 51 62 19 96  - Mél : lesverts85@wanadoo.fr

 

http://www.verts85.com

 

La Roche sur yon le: 14/01/2004

  

LETTRE OUVERTE

 

à

 

Mesdames, Messieurs les Maires,

         La question des déchets ponctue régulièrement l'actualité de notre département. Ce n'est pas un hasard si cette question se pose à nos concitoyens à l'heure de la mise en place du plan départemental par LE Syndicat TRIVALIS. Ce plan, c'est en quelque sorte la face cachée des déchets, celle que personne ne veut voir en remplissant sa poubelle et dont il faut pourtant bien s'emparer collectivement.

        Une vieille histoire :

        Les Verts de Vendée (Ecologie Autogestion à l’époque) étaient bien seuls, quand ils lançaient, en 1996, le débat sur l'avenir  de nos déchets (nous tenons ce document   à la disposition de chacun). 10 ans ont passé sans que rien ne bouge vraiment. 10 ans pendant lesquels le département a été mal gouverné puisque gouverner c'est prévoir.

Le plan vendéen de 97, qui n'a jamais été véritablement appliqué, faisait l'impasse sur plusieurs aspects important la loi de 1992. C'est le ministère de l’environnement qui a demandé au Préfet, en 1998, de faire mettre le plan en conformité avec la loi de 1992 et les précisions apportées par la circulaire dite Voynet de 1997. Le syndicat mixte d’étude (ancêtre de TRIVALIS), activé sur le tard, en 1999, a réalisé un travail méticuleux envisageant avec rigueur de résoudre l’ensemble des problèmes que pose cette filière dans le respect des textes et anticipant les futures normes européennes sur les équipements.

       Les déchets ne font pas de politique :

          Quelle que soit la nature de notre opposition politique  à la majorité du conseil général, nous sommes convaincus qu’en matière de déchets, un parti politique responsable ne pouvait pas se positionner de façon dogmatique, idéologique ou démagogique.

Au vu du document de synthèse produit par le SME en 2000, nous avons décidé de jouer la carte du dialogue critique avec le syndicat et de soutenir globalement sa politique départementale des déchets. Nous avons initié le rassemblement des associations de défense de l’environnement au sein d’une Coordination Départementale Déchets dans le but de poursuivre durablement ce dialogue. Restait au SME à prouver sa volonté de faire entrer cette étude dans les faits. Les Verts de Vendée, partisans de la démocratie participative, ont apprécié la démarche de concertation initée par le syndicat dans le cadre des groupes de pilotage thématiques qu’il a mis en place pour concrétiser les études du plan.

         Un silence déconcertant :

          Malheureusement cette concertation entre élus et associations aurait dû être nourrie par une communication publique active. Communication de la logique et des enjeux du plan auprès de tous les Vendéens, afin que chacun se saisisse de sa part de responsabilité. Le silence a été la règle, malgré nos protestations et celles des associations parties prenantes de la démarche.

        Cet état de fait a laissé le champ libre aux spécialistes de la panique écologique, plus prompts à répandre les rumeurs et les fantasmes les plus fous, qu'à exercer une critique constructive.

        Or en matière de déchets, rien ne peut se faire sans l’assentiment et la participation active des citoyens responsabilisés. Les élus que vous êtes, au lieu d’être poussés par une opinion publique favorable à une bonne gestion de la filière déchet, ont dû subir la loi du silence tout en sentant monter l’angoisse de l’inconnu au sein de la population. La précipitation à choisir« à la hussarde » et quasi clandestinement le site de l’UVE (UNITÉ DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE) a fini de déchaîner la panique d’une population sous informée ou désinformée. Nous en sommes là. Ce moment nous semble propice pour faire le point sur ce dossier.

         Un plan plutôt que l’anarchie privée:

          Nous soutenons globalement ce plan départemental et chacune de ses composantes parce qu’il représente un pas considérable vers une gestion écologique des déchets par rapport à ce qui se fait encore actuellement.

        Même si nous ne le trouvons pas assez volontariste, nous apprécions la cohérence de ses objectifs et l’intégration des demandes des associations de riverains dans les techniques préconisées.

        Nous apprécions la logique d’intérêt public qui a prévalu à son établissement en rupture totale avec les logiques mercantiles de groupes privés qui dictent leur loi au marché des déchets. Nous regrettons en revanche que les compétences de Trivalis ne commencent pas dès le niveau de la collecte.

        Or nous considérons que la collecte dont vous êtes responsables est la clé de la réussite du plan départemental. Tout d’abord, c'est à ce niveau que s’organisent les filières de recyclage des emballages, et vous savez que toute tonne recyclée rapporte de l’argent à la collectivité.

        Pour que les citoyens de vos communes s’en aperçoivent, il vous appartient de leur faire connaître les résultats pour chaque bassin, ce qui créera une saine émulation dans la population. Ensuite, c'est  ce niveau qui peut le mieux organiser la filière des fermentescibles suivant le caractère groupé ou diffus de l’habitat. Des solutions adaptées existent, depuis le compostage individuel, le compostage communautaire, jusqu’à la collecte séparée lorsque les tonnages collectés le permettent financièrement.

        Enfin, c'est à ce niveau que se prennent les habitudes de ne pas « mélanger » les déchets et de tenter d’en faire moins en « consommant » moins d’emballages. Le rôle des communes et des EPCI est primordial dans la naissance d’une culture de la modération qui doit gagner les citoyens, les producteurs  et les distributeurs.

          Les dangers dans le traitement des déchets:

           Il n’y a pas d’activité humaine sans risque ni sans pollution. Le traitement des déchets n’échappe pas à cette loi. Néanmoins, il dépend des responsables politiques et techniques d’assurer la maîtrise de ces risques et d’évaluer les coûts nécessaires d’investissement pour garantir un niveau acceptable de risques et de pollution.

La décharge sauvage brute est l’investissement le moins cher mais le plus polluant pour les eaux et l’atmosphère.

          Les CET sans odeurs pestilentielles c'est possible :

          Les CET répondent aujourd’hui à des normes strictes qui garantissent une non pollution des nappes phréatiques et une limitation des dégagements gazeux. Mais leur niveau de nuisance olfactive dépend essentiellement de la quantité de matières fermentescibles qu’on y introduit. Trier les fermentescible à la collecte c'est favoriser d’autant l’acceptabilité du CET par les riverains. La technique d’enfouissement développée par Trivalis, par mise, en balle permet d’assurer une couverture journalière du stock de déchet. Nous préconisons de plus qu’en amont tous les déchets passent par un centre de tri qui assure en même temps le contrôle et l’emballage. Ce qui limite les risques d’enfouissement douteux. Par ailleurs, les Verts ont soutenu le principe du CET de proximité et continuent de le faire. L’exemple du CET géant de Grand’landes nous fait refuser toute solution d’enfouissement à grande échelle. Néanmoins, pour des raisons économiques et foncières, mais aussi par précaution, le principe de proximité doit être croisé avec le principe de réalité afin de déterminer une taille optimale. C'est le résultat de ce calcul, qui a amené TRIVALIS à répartir la Vendée en 7 basins de 80 000 équivalent habitants.

        Il reste que les Verts ne cautionnent pas le principe d’une dimension irrévocable des CET. De leur point de vue, les caractéristiques doivent être établies en concertation avec la municipalité de la commune d’accueil et les futurs riverains pour déterminer en commun les seuils d’acceptabilité possibles en impact sur le paysage, en volume journalier et en volume final. Toutes ces données doivent faire l’objet d’un contrat véritable entre TRIVALIS et la commune.

          Incinération ou   valorisation énergétique?

          La polémique sur l’incinérateur repose sur des bases fausses, induites par l’histoire récente de certaines sociétés  privées au comportement délinquant  renforcé par la cécité des pouvoirs publics. La pollution parfois mortelle de certains incinérateurs est le fait de gestionnaires sans scrupules, capables de dépasser de 3000 fois les doses autorisées par les normes. Il reste que l’incinérateur dont le programme a été établi au sein du Comité de Pilotage en concertation avec les associations de défense de l’environnement est conçu pour être en dessous des normes européennes de rejet. Pour notre part, nous ne nous opposons pas à ce projet pour deux raisons.

La première est qu’il nous semble que la plupart des questions que se pose la population ont été entendues par Trivalis. Nous en voulons pour preuve la réponse faite par le Syndicat  au questionnaire établi par la coordination départementale déchets. Ce document très complet, est disponible auprès de TRIVALIS. Il peut utilement vous fournir matière à réponse vis à vis des craintes légitimes de vos concitoyens.

La seconde, c'est que nous pensons  qu'il est possible de faire évoluer cet incinérateur vers une véritable Unité de Valorisation Energétique. Par principe les Verts sont hostiles à l’incinération qui consiste à faire brûler tant bien que mal des ordures brutes non triées. En revanche, les Verts sont pour la valorisation énergétique des déchets combustibles non compostables (les couches culottes et les déchets de menuiserie par ex).

        En effet il est absurde d’enfouir des déchets pouvant fournir de l’énergie calorifique. Toute la différence réside en amont de l’équipement dans la capacité de la filière mise en place à trier ce qui est combustible de ce qu’il ne l’est pas. Par conséquent une Unité de Valorisation Energétique ne peut pas se décréter d’emblée si des incombustibles ou des fermentescibles lui sont fournis. C'est par une meilleure collecte sélective et sa généralisation que le « combustible » fourni permet un fonctionnement d’UVE réel. Les caractéristiques techniques liées à cette évolution doivent, bien sûr, être prévues dès l’origine.

        Cette position ne repose pas sur une confiance aveugle mais sur une réalité tangible établie par TRIVALIS: la construction dès aujourd’hui de centres de tri dans chaque bassin dont la capacité de traitement est et sera en rapport avec les tonnages et dont deux sont déjà en activité. Ces équipements sous maîtrise publique garantissent la montée en puissance du recyclage et de la valorisation en Vendée.

          Le meilleur traitement, la prévention :

          Pour conclure, nous rappelons que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas, et que le fait d’assumer la responsabilité de son traitement ne doit jamais faire perdre de vue qu’une action conjointe et soutenue des élus et des populations peut influer sur les comportements des distributeurs et des industriels de l’emballage. C'est un sujet complexe à traiter avec de nombreux interlocuteurs, mais ne pas l’aborder, c'est en fin de compte se rendre complice d’un des grands gaspillages de ce siècle.

          Les Verts de Vendée, sont  à votre disposition pour dialoguer sur ce sujet pour lequel leur mobilisation est sans faille.

 Réunion d’information des Verts

"Que faire des déchets ménagers en Vendée"

le 30 janvier 2004 à 20H45

Maison Quartier des Forges

Rue Bacqua

La Roche sur Yon

          Nous vous prions d’agréer,Madame, Monsieur le Maire, nos sincères salutations.

  Pour Les VERTS 85,
La Vice Présidente, Marie-Noëlle MANDIN

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  Dernière modification : 05 mai 2004