| 12. Les enseignements à tirer de
ces tableaux
Ces tableaux ne font pas
apparaître un quelconque effort de réduction des déchets à la source.
COLLECTE
La proposition du SME
constitue un véritable progrès par rapport à la situation actuelle, surtout à cause de
la mise en place dune collecte sélective de la FFOM (si lexpérience en cours
est concluante
).
Le taux de collecte non
sélective (62,3 %) reste nettement trop élevé.
TRI
Le compostage individuel
est enfin quantifié. Même si le taux supposé en est faible (1,5 %), il représente un
symbole de leffort citoyen et possède une grande vertu éducative.
Les refus de tri devraient
baisser au cours des prochaines années. Le refus de tri de la FFOM reste élevé, mais
peut-être est-il surestimé : il nexiste en effet actuellement aucun exemple de la
collecte sélective et du tri des seuls déchets biodégradables à léchelle
dun département.
VALORISATION
Dans lattente de
précisions sur le tonnage des déchets NON ménagers collectés par les collectivités
locales, le projet du SME semble non conforme à la circulaire du 28-4-98. (le taux de
valorisation matière + biologique natteint pas 50 %. Il est seulement de 35 %)
Le tonnage de matière à
incinérer est énorme ( plus de 100 000 t par an) MÊME dans le cas où lon
appliquerait la circulaire de 1998.
Remarque: enfouir une telle quantité de déchets bruts (outre le fait que la loi ne le
permet pas !) ne peut que soulever lopposition dun nombre important de
riverains des CET à créer de toute urgence et ne garantit guères plus labsence de
pollution gravement toxique bien que différente.
Diminuer le taux de
matières à incinérer plus que ne le préconise la circulaire de 98 est sans doute
possible mais au prix dun effort de persuasion et dinformation extrêmement
important et qui ne pourra pas se faire en un court laps de temps.
ELIMINATION
La collecte sélective des
fermentescibles permet lobtention dun tonnage important de compost de très
bonne qualité.
On peut opter pour
dautres proportions concernant lenfouissement direct de certains déchets en
CET de classe 2. Lapplication de la circulaire de 98 est, dans ce domaine, très peu
différente de la proposition du SME (seule la proportion de mâchefers enfouis sous les
routes varie : 10 000 t par an !).
Lincinération
permet, non seulement une grande diminution de volume des déchets à enfouir, mais
également une très sensible diminution de masse (de lordre de 75 %).
13. Organisation du SME
Le SME est composé de lensemble des EPCI (Etablissements Publics de
Coordination Intercommunale) qui structurent le département de la Vendée en matière de
traitement des déchets.
Chaque EPCI adhérent au
SME est représentée au sein du Comité Syndical par au moins un délégué (selon
tonnage de déchets produits sur sa circonscription géographique) ;
Les EPCI sont regroupés
en 7 secteurs de concertation (voir carte).
Chaque secteur sera doté déquipements de traitement de proximité (centre de tri
des DEM, plate-forme de compostage des bio-déchets, CET, centre de transfert).
Chaque Délégué de secteur assure la présidence du Comité de Pilotage local des
montages dopération des équipements de traitement de proximité.
Le Président et les
Vice-présidents du SME animent le Comité de Pilotage Départemental qui coordonne les
actions des Comités de Pilotage Locaux.
Le SME sest
transformé en SMT (Syndicat Mixte de Traitement) le 3 Janvier 2003. Il sappelle «
TRIVALIS ».
Toutes les Communes et EPCI ont, pour cela, au préalable, modifié leurs statuts pour
pouvoir transmettre leurs prérogatives en matière de traitement (pas de collecte !) des
déchets au SMT.
Il existe un Comité de pilotage départemental spécifique, pour définir, en
concertation, le profil de lusine de valorisation énergétique (incinérateur ou
autre machine) projetée.
Le SME sengage à
établir un Plan de Communication qui devra accompagner la mise en uvre coordonnée
et progressive des filières de traitement des déchets.
Un Comité de Pilotage du Plan de Communication est mis en uvre.
Remarque : tous les Comité de
Pilotage sont composés délus, de représentants du monde agricole et de
représentants des Associations de Préservation de lEnvironnement.
14. La Coordination
Départementale Déchets
La Coordination
Départementale Déchets est née du regroupement de plusieurs associations qui se sont
manifestées (et, pour certaines, qui ont manifesté) lors de lEnquête Publique de
décembre 2000 et janvier 2001. La plupart dentre elles venaient affirmer leur refus
de voir souvrir un CET sur leur territoire.
Le nombre constitutif est
denviron une dizaine. 4 associations nous ont quitté après la création, par
ailleurs, dune Coordination Anti-Incinération. Un nombre équivalent nous a rejoint
La Coordination
Départementales Déchets nest pas pour lincinération. Elle en mesure tous
les dangers. Mais elle nen fait pas son cheval de bataille.
Elle pense
que ladversaire principal est VIVENDI (ou tout autre groupe qui tenterait de
monopoliser le traitement des déchets en Vendée à son profit),
que mettre en exergue lincinération laisse dans lombre les efforts à
faire en matière de collecte, de tri et même de
réduction à la source et occulte
les dangers de lenfouissement,
que la démocratie na rien à gagner du manque de discussion et des
oppositions de principe,
quil est de lintérêt de tous de soutenir (dans létat actuel
des choses) le travail du SME,
que nous devons jouer correctement notre rôle daiguillon auprès de nos
élus,
que nous devons parvenir à une pollution minimum (dans tous les domaines : santé,
bruit, odeurs, etc
) à chaque étape de la filière déchets. A nous dobtenir
les moyens du contrôle.
Ses objectifs :
- réduire la production de déchets à la source,
- promouvoir le recyclage, la réutilisation et la valorisation au niveau maximum des
possibilités techniques daujourdhui,
- mettre en place, à chacun des stades de la filière du déchet (de la collecte au
traitement) des techniques sûres et adaptées garantissant une pollution nulle,
- favoriser la reprise en main par les élus du département des prérogatives qui sont
les leurs, de façon à briser le quasi-monopole industriel qui est de mise en la
matière,
- informer, sensibiliser et responsabiliser un maximum de citoyens de notre département
sur le problème des déchets.
15. Conclusions techniques
Il est hautement souhaitable de:
inciter les industriels à
ne fabriquer que des produits facilement recyclables et les distributeurs à diminuer
très sensiblement la quantité des emballages et en permettre un recyclage performant,
favoriser la COLLECTE
SELECTIVE la plus poussée possible :
o permettre le tri individuel facile dans les logements :
prévoir des locaux à poubelles suffisamment grands dans les logements neufs,
favoriser le compostage individuel lorsque le logement possède un jardin (aide à
lachat de composteurs),
expliquer souvent lintérêt de la planification, à léchelle du
département, permettant ainsi un véritable Service Public de lélimination de nos
déchets,
o mettre en place des collectes au porte à porte dès que lurbanisation est assez
dense,
o mettre en place des « points de collecte communautaire »,
o rapprocher les points dapport volontaire,
o mettre en place la collecte sélective des fermentescibles sur tout le département,
o informer,
opérer un tri poussé des
déchets collectés :
o prévoir un centre de tri par bassin,
o assurer la maîtrise douvrage publique du centre de tri,
prévoir un centre de
transfert par bassin sur le même site que le centre de tri,
permettre un étalement
sur lannée de lélimination des déchets produits sur la côte en période
estivale (mise en balles),
transformer complètement
les usines de compostage existantes qui ne traiteront plus que des fermentescibles issus
de collecte sélective,
se donner les moyens de
mettre en place la méthanisation,
si incinération il y a,
o assurer la maîtrise douvrage publique de lusine et sassurer de
ladéquation du cahier des charges aux exigences environnementales,
o choisir une technologie permettant une sécurité sanitaire maximum,
o ne pas sur-dimensionner lUIOM et prévoir une évolution à la baisse du tonnage
brûlé,
o permettre le contrôle permanent des entrées et des rejets par les élus et les
citoyens,
o informer complètement et régulièrement la CLIS,
construire des CET de
classe 2 de nouvelle génération :
o en assurer la maîtrise douvrage publique,
o prévoir un CET par bassin
o éviter toute pollution de lenvironnement immédiat (odeurs, bruit, vols
doiseaux et de papiers,
)
o permettre le contrôle permanent des entrées et des rejets par les élus et les
citoyens,
o informer complètement et régulièrement la CLIS
16. Conclusion politique
La Commission
départementale déchets des VERTS affirme que le problème des déchets ne peut être
appréhendé que dune manière globale. Collecte, tri, valorisation et élimination
sont les 4 éléments indissociables de la filière déchets qui, elle-même, constitue
une entité unique.
Elle est persuadée de la
pertinence et de la cohérence dune coordination et dune mutualisation des
réalisations et des réflexions à léchelle dun territoire assez vaste (au
minimum le département).
Le Plan départemental est un outil dont ils soutiennent limposition à
lensemble des élus, des industriels et de tous les citoyens du département.
Ils insistent pour que
lesprit de la circulaire « VOYNET » du 28-4-98 soit respectée par le Plan et les
travaux du SME
o réduction importante des déchets en amont de la filière déchets,
o collecte minimum des déchets bruts interdits denfouissement,
o collecte sélective très poussées en vue dune valorisation maximum,
o réception en CET des seuls déchets ultimes
Les VERTS de Vendée ne
souhaitent pas participer à la Coordination anti-incinération.
Par contre ils sont partie
intégrante de la Coordination Départementale Déchets.
Dans létat actuel
de son fonctionnement, ils soutiennent les travaux et les perspectives du SME.
Toutefois, dans son état
actuel, le PDEDMA laisse en suspens un certain nombre de problèmes essentiels qui
engagent lavenir :
o Les bons résultats de
lexpérimentation en cours de la filière de compostage de la FFOM doivent être
étendus à tout le département sous des formes adaptées à la densité de la
population. Cette exigence est essentielle : elle permet de diviser par 2 le tonnage des
OM à éliminer.
o Les OM devront suivre un
circuit unique par bassin et les opérations de transfert, de mise en balles et de tri se
feront sur le même site pour permettre son adaptation (après la mise en place de
nouvelles technologies) à la création de nouvelles filières de recyclage.
o Bien que ce ne soit pas du
ressort du département, nous exigeons lapplication des lois de 1975 et 1992
concernant la réduction de la production demballages et une recherche de meilleures
possibilités de recyclage des emballages produits.
Cette optimisation devrait
conduire, à terme, à labandon de la filière incinération.
Les Verts Vendée, le 18 janvier
2003.
23, Rue Racine BP 201 85000
LA ROCHE SUR YON
( : 02 51 62 19 95 - Fax : 02 51 62 19 96 - Mél : lesverts85@wanadoo.fr
http://www.verts85.com
La Roche sur yon le:
14/01/2004
LETTRE
OUVERTE
à
Mesdames, Messieurs
les Maires,
La question des déchets ponctue régulièrement
l'actualité de notre département. Ce n'est pas un hasard si cette question se pose à
nos concitoyens à l'heure de la mise en place du plan départemental par LE Syndicat
TRIVALIS. Ce plan, c'est en quelque sorte la face cachée des déchets, celle que personne
ne veut voir en remplissant sa poubelle et dont il faut pourtant bien s'emparer
collectivement.
Une vieille histoire :
Les Verts de Vendée (Ecologie Autogestion à lépoque)
étaient bien seuls, quand ils lançaient, en 1996, le débat sur l'avenir de nos déchets (nous tenons ce document à la disposition de chacun). 10 ans ont
passé sans que rien ne bouge vraiment. 10 ans pendant lesquels le département a été
mal gouverné puisque gouverner c'est prévoir.
Le plan vendéen de
97, qui n'a jamais été véritablement appliqué, faisait l'impasse sur plusieurs aspects
important la loi de 1992. C'est le ministère de lenvironnement qui a demandé au
Préfet, en 1998, de faire mettre le plan en conformité avec la loi de 1992 et les
précisions apportées par la circulaire dite Voynet de 1997. Le syndicat mixte détude
(ancêtre de TRIVALIS), activé sur le tard, en 1999, a réalisé un travail méticuleux
envisageant avec rigueur de résoudre lensemble des problèmes que pose cette
filière dans le respect des textes et anticipant les futures normes européennes sur les
équipements.
Les déchets ne font
pas de politique :
Quelle que soit la nature de notre opposition
politique à la majorité du conseil
général, nous sommes convaincus quen matière de déchets, un parti politique
responsable ne pouvait pas se positionner de façon dogmatique, idéologique ou
démagogique.
Au vu du document de
synthèse produit par le SME en 2000, nous avons décidé de jouer la carte du dialogue
critique avec le syndicat et de soutenir globalement sa politique départementale des
déchets. Nous avons initié le rassemblement des associations de défense de lenvironnement
au sein dune Coordination Départementale Déchets dans le but de poursuivre
durablement ce dialogue. Restait au SME à prouver sa volonté de faire entrer cette
étude dans les faits. Les Verts de Vendée, partisans de la démocratie participative,
ont apprécié la démarche de concertation initée par le syndicat dans le cadre des
groupes de pilotage thématiques quil a mis en place pour concrétiser les études
du plan.
Un silence
déconcertant :
Malheureusement cette concertation entre élus
et associations aurait dû être nourrie par une communication publique active.
Communication de la logique et des enjeux du plan auprès de tous les Vendéens, afin que
chacun se saisisse de sa part de responsabilité. Le silence a été la règle, malgré
nos protestations et celles des associations parties prenantes de la démarche.
Cet état de fait a laissé le champ libre aux
spécialistes de la panique écologique, plus prompts à répandre les rumeurs et les
fantasmes les plus fous, qu'à exercer une critique constructive.
Or en matière de déchets, rien ne peut se
faire sans lassentiment et la participation active des citoyens responsabilisés.
Les élus que vous êtes, au lieu dêtre poussés par une opinion publique favorable
à une bonne gestion de la filière déchet, ont dû subir la loi du silence tout en
sentant monter langoisse de linconnu au sein de la population. La
précipitation à choisir« à la hussarde » et quasi clandestinement le site de lUVE
(UNITÉ DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE) a fini de déchaîner la panique dune
population sous informée ou désinformée. Nous en sommes là. Ce moment nous semble
propice pour faire le point sur ce dossier.
Un plan
plutôt que lanarchie privée:
Nous soutenons globalement ce plan
départemental et chacune de ses composantes parce quil représente un pas
considérable vers une gestion écologique des déchets par rapport à ce qui se fait
encore actuellement.
Même si nous ne le trouvons pas assez
volontariste, nous apprécions la cohérence de ses objectifs et lintégration des
demandes des associations de riverains dans les techniques préconisées.
Nous apprécions la logique dintérêt
public qui a prévalu à son établissement en rupture totale avec les logiques
mercantiles de groupes privés qui dictent leur loi au marché des déchets. Nous
regrettons en revanche que les compétences de Trivalis ne commencent pas dès le niveau
de la collecte.
Or nous
considérons que la collecte dont vous êtes responsables est la clé de la réussite du
plan départemental. Tout dabord, c'est à ce niveau que sorganisent les
filières de recyclage des emballages, et vous savez que toute tonne recyclée rapporte de
largent à la collectivité.
Pour que les citoyens de vos communes sen
aperçoivent, il vous appartient de leur faire connaître les résultats pour chaque
bassin, ce qui créera une saine émulation dans la population. Ensuite, c'est ce niveau qui peut le mieux organiser la filière
des fermentescibles suivant le caractère groupé ou diffus de lhabitat. Des
solutions adaptées existent, depuis le compostage individuel, le compostage
communautaire, jusquà la collecte séparée lorsque les tonnages collectés le
permettent financièrement.
Enfin, c'est à ce niveau que se prennent les
habitudes de ne pas « mélanger » les déchets et de tenter den faire moins en «
consommant » moins demballages. Le rôle des communes et des EPCI est primordial
dans la naissance dune culture de la modération qui doit gagner les citoyens, les
producteurs et les distributeurs.
Les
dangers dans le traitement des déchets:
Il ny a pas dactivité
humaine sans risque ni sans pollution. Le traitement des déchets néchappe pas à
cette loi. Néanmoins, il dépend des responsables politiques et techniques dassurer
la maîtrise de ces risques et dévaluer les coûts nécessaires dinvestissement
pour garantir un niveau acceptable de risques et de pollution.
La décharge sauvage
brute est linvestissement le moins cher mais le plus polluant pour les eaux et latmosphère.
Les CET sans odeurs pestilentielles c'est
possible :
Les CET répondent aujourdhui à des
normes strictes qui garantissent une non pollution des nappes phréatiques et une
limitation des dégagements gazeux. Mais leur niveau de nuisance olfactive dépend
essentiellement de la quantité de matières fermentescibles quon y introduit. Trier
les fermentescible à la collecte c'est favoriser dautant lacceptabilité du
CET par les riverains. La technique denfouissement développée par Trivalis, par
mise, en balle permet dassurer une couverture journalière du stock de déchet. Nous
préconisons de plus quen amont tous les déchets passent par un centre de tri qui
assure en même temps le contrôle et lemballage. Ce qui limite les risques denfouissement
douteux. Par ailleurs, les Verts ont soutenu le principe du CET de proximité et
continuent de le faire. Lexemple du CET géant de Grandlandes nous fait
refuser toute solution denfouissement à grande échelle. Néanmoins, pour des
raisons économiques et foncières, mais aussi par précaution, le principe de proximité
doit être croisé avec le principe de réalité afin de déterminer une taille optimale.
C'est le résultat de ce calcul, qui a amené TRIVALIS à répartir la Vendée en 7 basins
de 80 000 équivalent habitants.
Il reste que les Verts ne cautionnent pas le
principe dune dimension irrévocable des CET. De leur point de vue, les
caractéristiques doivent être établies en concertation avec la municipalité de la
commune daccueil et les futurs riverains pour déterminer en commun les seuils dacceptabilité
possibles en impact sur le paysage, en volume journalier et en volume final. Toutes ces
données doivent faire lobjet dun contrat véritable entre TRIVALIS et la
commune.
Incinération ou
valorisation énergétique?
La polémique sur lincinérateur repose
sur des bases fausses, induites par lhistoire récente de certaines sociétés privées au comportement délinquant renforcé par la cécité des pouvoirs publics. La
pollution parfois mortelle de certains incinérateurs est le fait de gestionnaires sans
scrupules, capables de dépasser de 3000 fois les doses autorisées par les normes. Il
reste que lincinérateur dont le programme a été établi au sein du Comité de
Pilotage en concertation avec les associations de défense de lenvironnement est
conçu pour être en dessous des normes européennes de rejet. Pour notre part, nous ne
nous opposons pas à ce projet pour deux raisons.
La
première est quil nous semble que la plupart des questions que se pose la
population ont été entendues par Trivalis. Nous en voulons pour preuve la réponse faite
par le Syndicat au questionnaire établi par
la coordination départementale déchets. Ce document très complet, est disponible
auprès de TRIVALIS. Il peut utilement vous fournir matière à réponse vis à vis des
craintes légitimes de vos concitoyens.
La seconde, c'est que
nous pensons qu'il est possible de faire
évoluer cet incinérateur vers une véritable Unité de Valorisation Energétique. Par
principe les Verts sont hostiles à lincinération qui consiste à faire brûler
tant bien que mal des ordures brutes non triées. En revanche, les Verts sont pour la
valorisation énergétique des déchets combustibles non compostables (les couches
culottes et les déchets de menuiserie par ex).
En effet il est absurde denfouir des
déchets pouvant fournir de lénergie calorifique. Toute la différence réside en
amont de léquipement dans la capacité de la filière mise en place à trier ce qui
est combustible de ce quil ne lest pas. Par conséquent une Unité de
Valorisation Energétique ne peut pas se décréter demblée si des incombustibles
ou des fermentescibles lui sont fournis. C'est par
une meilleure collecte sélective et sa généralisation que le « combustible » fourni
permet un fonctionnement dUVE réel. Les caractéristiques techniques liées à
cette évolution doivent, bien sûr, être prévues dès lorigine.
Cette position ne repose pas sur une confiance
aveugle mais sur une réalité tangible établie par TRIVALIS: la construction dès
aujourdhui de centres de tri dans chaque bassin dont la capacité de traitement est
et sera en rapport avec les tonnages et dont deux sont déjà en activité. Ces
équipements sous maîtrise publique garantissent la montée en puissance du recyclage et
de la valorisation en Vendée.
Le meilleur traitement, la prévention :
Pour conclure, nous rappelons que le meilleur
déchet est celui que lon ne produit pas, et que le fait dassumer la
responsabilité de son traitement ne doit jamais faire perdre de vue quune action
conjointe et soutenue des élus et des populations peut influer sur les comportements des
distributeurs et des industriels de lemballage. C'est un sujet complexe à traiter
avec de nombreux interlocuteurs, mais ne pas laborder, c'est en fin de compte se
rendre complice dun des grands gaspillages de ce siècle.
Les Verts de Vendée, sont à votre disposition pour dialoguer sur ce sujet
pour lequel leur mobilisation est sans faille.
Réunion
dinformation des Verts
"Que
faire des déchets ménagers en Vendée"
le
30 janvier 2004 à 20H45
Maison
Quartier des Forges
Rue
Bacqua
La
Roche sur Yon
Nous vous prions dagréer,Madame,
Monsieur le Maire, nos sincères salutations.
Pour Les VERTS 85,
La Vice Présidente, Marie-Noëlle MANDIN |
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